{"id":16322,"date":"2026-06-20T12:50:25","date_gmt":"2026-06-20T12:50:25","guid":{"rendered":"https:\/\/dev.iita.org\/news-item\/researchers-develop-new-way-to-describe-plantain-diversity-in-drc\/"},"modified":"2026-06-29T19:36:13","modified_gmt":"2026-06-29T19:36:13","slug":"researchers-develop-new-way-to-describe-plantain-diversity-in-drc","status":"publish","type":"news-item","link":"https:\/\/iita.org\/fr\/news-item\/researchers-develop-new-way-to-describe-plantain-diversity-in-drc\/","title":{"rendered":"Des chercheurs d\u00e9veloppent une nouvelle fa\u00e7on de d\u00e9crire la diversit\u00e9 des bananes plantain en RDC"},"content":{"rendered":"Des chercheurs \u00e9tudiant la diversit\u00e9 morphologique (structure et forme) du plantain en R\u00e9publique D\u00e9mocratique du Congo (RDC) ont d\u00e9velopp\u00e9 une mani\u00e8re innovante de d\u00e9crire la diversit\u00e9 du plantain \u00e0 l'aide de descripteurs bas\u00e9s sur la performance, les regroupant en descripteurs principaux, secondaires et rares.\n\nL'identification morphologique des cultivars de plantain rev\u00eat une importance primordiale puisque les outils mol\u00e9culaires semblent avoir peu de valeur pour soutenir la recherche en taxonomie du plantain afin de diff\u00e9rencier les cultivars de plantain.\n<div id=\"attachment_3458\" class=\"wp-caption aligncenter\" style=\"width: 804px\">\n\n<a href=\"https:\/\/iita.org\/wp-content\/uploads\/2026\/06\/Horn-plantain-variety-E28098Ikpolo-NoirE28099-found-in-DR-Congo.jpg\"><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-3458\" src=\"https:\/\/iita.org\/wp-content\/uploads\/2026\/06\/Horn-plantain-variety-E28098Ikpolo-NoirE28099-found-in-DR-Congo.jpg\" alt=\"Picture of Horn plantain variety \u2018Ikpolo Noir\u2019 found in DR Congo\" width=\"804\" height=\"603\" aria-describedby=\"caption-attachment-3458\" \/><\/a>\n<p id=\"caption-attachment-3458\" class=\"wp-caption-text\">Vari\u00e9t\u00e9 de plantain corne \u2018Ikpolo Noir\u2019 trouv\u00e9e en RD Congo<\/p>\n\n<\/div>\n<h3>Trois nouveaux descripteurs<\/h3>\nDans le nouveau syst\u00e8me, trois ensembles de descripteurs sont utilis\u00e9s : les premiers sont les descripteurs principaux tels que la taille et l'orientation de la r\u00e9gime, la taille et la hauteur de la plante, qui permettent une s\u00e9paration rapide et facile des cultivars de bananes plantains.\n\nLe type de r\u00e9gime \u00e9tait une diff\u00e9rence majeure et marquante qui a rapidement s\u00e9par\u00e9 les cultivars de bananes plantains en trois types principaux. D'autres diff\u00e9rences frappantes \u00e9taient la taille du pseudotronc ou stipe (g\u00e9ant, de taille moyenne et de petite taille) et l'orientation de la r\u00e9gime (qui \u00e9tait g\u00e9n\u00e9ralement pendante ou subhorizontale, et rarement horizontale et droite).\n\nLes descripteurs secondaires permettent de diff\u00e9rencier un cultivar d'un autre au sein du m\u00eame groupe principal de type de r\u00e9gime, de taille du pseudotronc ou d'orientation de la r\u00e9gime. Les descripteurs secondaires multiples comprennent la couleur du pseudotronc, la couleur de la peau du fruit immature, la forme du fruit, l'apex du fruit, la position du fruit, le nombre de mains, la taille du fruit, le nombre de doigts par main et les reliques florales \u00e0 l'apex du fruit.\n\nLe troisi\u00e8me ensemble est constitu\u00e9 de descripteurs rares qui permettent de diff\u00e9rencier un cultivar de tous les autres dans le sous-groupe.\n\nSelon les chercheurs, cette approche s'est av\u00e9r\u00e9e utile pour diff\u00e9rencier les pr\u00e8s de 100 accessions de bananes plantains dans la collection de l'Universit\u00e9 de Kisangani (UNIKIS) en RDC. Cette approche rend la description des cultivars logique et plus rapide car elle passe des caract\u00e9ristiques g\u00e9n\u00e9rales aux caract\u00e9ristiques particuli\u00e8res.\n\nLa\u00a0<a href=\"https:\/\/www.sciencedirect.com\/science\/article\/pii\/S0304423818301092\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">\u00e9tudier<\/a>\u00a0intitul\u00e9\u00a0<em>La diversit\u00e9 morphologique du plantain en R\u00e9publique d\u00e9mocratique du Congo<\/em>\u00a0par\u00a0<a href=\"https:\/\/www.sciencedirect.com\/science\/article\/pii\/S0304423818301092#!\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">J.G. Adheka, D.B. Dhed\u2019a, D. Karamura, G. Blomme, R. Swennen et E. De Langhe<\/a>, ax\u00e9 sur la caract\u00e9risation morphologique de cultivars de bananes plantains collect\u00e9s entre 2005 et 2014 dans 280 villages de neuf provinces de la RDC. Ces cultivars ont \u00e9t\u00e9 \u00e9tablis dans deux collections de terrain \u00e0 l'UNIKIS.\n\nLa plupart des cultivars collect\u00e9s \u00e9taient des bananes plantains du groupe French (64 sur 98), suivies par les False Horn (23) et les Horn (10).\n\nLes cultivars de bananes sont g\u00e9n\u00e9ralement d\u00e9crits \u00e0 l'aide de Descripteurs pour bananes (Musa spp.) \u00e9labor\u00e9s par l'IPGRI-INIBAP\/CIRAD en 1996. Les chercheurs ont adapt\u00e9 ces descripteurs existants pour mieux diff\u00e9rencier la variation et am\u00e9liorer les futures recherches sur les bananes plantains. Ce nouveau travail, publi\u00e9 dans\u00a0<a href=\"https:\/\/www.sciencedirect.com\/science\/journal\/03044238\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Scientia Horticulturae<\/a>, a montr\u00e9 que cette liste de descripteurs n'est pas appropri\u00e9e pour d\u00e9crire la variation au sein du sous-groupe des plantains, 77 descripteurs sur un total de 117 n'\u00e9tant pas jug\u00e9s utiles.\n\nLes chercheurs pensent que cette liste de descripteurs existante pour les bananes ne sera pas non plus appropri\u00e9e pour d\u00e9crire la variation au sein d'autres sous-groupes de bananes, tels que les bananes d'altitude est-africaines, les plantains du Pacifique, etc.\n\nLa variation observ\u00e9e a \u00e9t\u00e9 reproduite dans la collection au cours des cycles successifs et a confirm\u00e9 la stabilit\u00e9 des cultivars, ainsi que la valeur des nouveaux descripteurs. La classification des cultivars de plantains de la collection UNIKIS peut servir de r\u00e9f\u00e9rence pour \u00e9tudier la diversit\u00e9 des plantains sur l'ensemble du continent africain.\n<h3>Grande diversit\u00e9 de bananes plantains en RDC<\/h3>\nLes r\u00e9sultats de l'\u00e9tude ont montr\u00e9 que la zone humide de la RDC contient une diversit\u00e9 exceptionnelle de bananes plantains parmi les sous-groupes comestibles de Musa. Cela signifie que la RDC poss\u00e8de \u00e9galement la plus grande diversit\u00e9 de bananes plantains en Afrique. Les 100 cultivars diff\u00e9rents couverts par l'\u00e9tude ne repr\u00e9sentent qu'une partie de la zone de variabilit\u00e9 totale des bananes plantains en RDC. On s'attend \u00e0 trouver d'autres cultivars dans des r\u00e9gions du pays qui n'ont pas encore \u00e9t\u00e9 explor\u00e9es. Les chercheurs estiment que la diversit\u00e9 des bananes plantains en RDC pourrait \u00eatre consid\u00e9rablement plus importante que 120 cultivars.\n\n\u00c9tant donn\u00e9 que la plantation de toutes les accessions en un seul endroit n'est pas r\u00e9alisable en raison de contraintes financi\u00e8res, les chercheurs ont encourag\u00e9 les conservateurs de bananes plantains \u00e0 maintenir un contact continu et intensif, avec des visites d'\u00e9change et des discussions r\u00e9guli\u00e8res, afin de parvenir progressivement \u00e0 un accord sur la classification, la synonymie et l'unicit\u00e9 de tous les cultivars de bananes plantains.\n\nEn Afrique subsaharienne, on estime que 30 millions de personnes d\u00e9pendent de la banane comme principale source de glucides alimentaires, les petits exploitants repr\u00e9sentant la grande majorit\u00e9 des producteurs de bananes et de bananes plantains. Ils cultivent la plante principalement pour la consommation domestique ou pour les march\u00e9s locaux.\n\nEn Afrique de l'Ouest et centrale, environ les deux tiers des bananes cultiv\u00e9es et produites sont des bananes plantains, qui doivent \u00eatre transform\u00e9es et\/ou cuites pour \u00eatre consomm\u00e9es.\n\nL'autre tiers est constitu\u00e9 de bananes dessert et d'autres bananes \u00e0 cuire. En Afrique, les principaux pays producteurs sont le Cameroun, le Ghana, le Nigeria et la C\u00f4te d'Ivoire. Selon la FAO, la production de bananes plantains dans ces pays se classe parmi les f\u00e9culents les plus importants (12,3 millions de tonnes en 2014).\n\nL'\u00e9tude est une collaboration entre des chercheurs de l'UNIKIS, de l'IITA, de Bioversity International et du Laboratoire d'Am\u00e9lioration des Cultures Tropicales, Division de Biotechniques des Cultures, Katholieke Universiteit, Belgique.","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Researchers studying the morphological (structure and form) diversity of plantain in the Democratic Republic of Congo (DRC) have developed an innovative way to describe plantain diversity using descriptors based on performance, grouping them into main, secondary, and rare 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